Univers 5419 : L’invasion Nelian. Partie 2


Une heure plus tard, Marcus vit enfin le premier Nélian de grande taille, dit Supérieur. Le point faible des Nélians supérieurs était leur vitesse. Aucun de ceux qui avaient pu être répertoriés ne dépassait les 20, voir 30 kilomètres par heure tout au plus.

Le Nélian leva la tête. Un cri puissant déchira le calme de l’aurore. Son regard suivait l’appareil. Pourtant, maintenant qu’il avait posé sa patte sur la côte anglaise, il continua son périple en l’ignorant.

  • On va devoir se poser, les réacteurs sont beaucoup trop voraces, expliqua Quetzal tout en atterrissant violemment sur une colline non loin du monstre.

  • • Donne-moi l’état de nos réserves, à combien sommes-nous ? demanda Marcus, inquiet.

Le robot marqua un long silence.

  • Il ne reste que 50 pourcents de notre charge maximale…, dit-il.

Marcus réfléchit. Ils doivent tenir à peu près 17 heures. Sa manière de se battre consiste à prendre ses ennemis par surprise et à les éliminer en un seul coup. Cela ne sera pas possible cette fois. Après une longue réflexion, il comprit qu’il n’avait pas le choix. Le combat devra être frontal, et rapide. Ils devront constamment attirer leur attention au risque que les créatures se délaissent d’eux.

  • J’ai un plan Quetzal, mais…Ce n’est ni dans nos habitudes, ni dans nos cordes…dit-il avec résignation

  • Je suis dans ta tête, je sais ce que tu penses. Donnons le meilleur de nous-mêmes, et ensemble…Nous vaincrons, s’écria le robot dans la tête du vieil homme

Avant de se lancer dans la bataille, Marcus ajouta une dernière chose :

  • Mathilda aurait été fière de toi, mon ami.

  • Christine aurait été tout aussi fière de toi, partenaire, renchérit le robot

À ces mots, l’IronEarth se mit en position de combat. De grandes ailes se formèrent dans son dos ainsi qu’une arbalète dans sa main de métal. Le Gaïatium pouvant prendre n’importe quelle forme, il s’adaptait au besoin du pilote.

Il s’élança en direction du monstre. Le Nélian Supérieur ressemblait à un gros gorille avec de larges épaules et d’énormes bras. Aussi étrange que cela puisse paraître, les Nélians ressemblaient en partie aux animaux terrestres. Certains mélangeaient plusieurs animaux en un seul corps, mais globalement les traits d’un des animaux ressortaient plus que les autres.

La créature n’accordant aucun crédit au robot, Marcus le contourna. Dans son dos, celui-ci put lui planter aisément quatre énormes pieux métalliques de son arbalète. Le gorille hurla de rage. Il arracha violemment les pieux et les projeta vers le robot. À l’aise dans les airs, Quetzal les évita gracieusement. Pourtant, un pieu lancé quelques secondes plus tard lui transperça l’aile. Aussitôt, le Gaïatium recouvra la plaie. Le robot continua de le survoler en tirant de part et d’autre ses pieux. Le gorille finissait encore et encore par se les arracher et les projeter dans sa direction, toujours avec une latence aléatoire entre les lancers. Imprévisible, plusieurs pieux endommagèrent le robot. L’un se planta dans sa jambe, un autre dans son torse, et le dernier s’enfonça profondément dans le cockpit juste à côté de Marcus. Très vite les plaies furent bouchées par le métal.

  • Nous devons changer de méthode, elle n’est pas fiable à long terme. À moins qu’on récupère les pieux, expliqua le robot

  • Il faudrait qu’on se rapproche très près de lui, mais c’est jouable tant que tu ne détectes pas d’autres Nélians.

D’un battement d’aile, le robot survola la bête. Il atterrit juste derrière lui. Ses longues ailes d’acier se fermèrent sur son dos en recouvrant ses bras et son torse. Des centaines de pics se dressèrent sur l’armure naissante. Tel une masse d’arme, ses poings s’écrasèrent dans le dos du monstre le transperçant profondément. De grand lambeaux de chaires violettes tombèrent sur le sable brun de la plage. Le sang de la bête gicla sur le cockpit du pilote, mais il ne pouvait pas s’arrêter. Dans la foulée, il extirpa les pieux qui fusionnèrent avec l’armure. Une lame géante se forma sur le bras de Quetzal. Tandis que son autre main attrapa la tête du monstre et la maintenait, il enfonça sa lame au centre du torse du Nélian. Dans un dernier hurlement de rage, Marcus descendit rapidement l’épée dans le torse du monstre découpant organes, os, et peaux. Il finit par lâcher la tête qui ne se débattait plus. Le corps tranché tomba sans vie en avant sur la plage, le sang violacé s’écoulant à flot du cadavre.

  • Nous n’avons pas le temps de nous réjouir. Deux Nélians arrivent conjointement en face de nous, prévint le robot

Marcus soupira. Ce premier affrontement l’avait déjà bien fatigué alors qu’il n’avait pas été si éprouvant. Il n’osait pas demander la quantité de Gaïatium qui leur restait de peur de se démoraliser. Son compagnon le savait très bien, et en prenait soigneusement compte.

L’énorme tête du robot se tourna vers l’horizon. Deux Nélians Supérieurs émergèrent lentement des flots. L’un marchait sur des sortes de longs tentacules aussi allongé que son corps, il ressemblait fortement à une pieuvre ou un calmar. L’autre, en revanche, possédait deux lames en guise de bras et marchait à quatre pattes. Il avait la démarche proche de celle de la mante religieuse.

Les pics de l’armure se rétractèrent pour laisser place à une deuxième lame sur son bras gauche.

  • Je crois que c’est la meilleure option aussi, dit Marcus. Je crains que le combat à ses distances avec ses deux là ne soient vain.

Le pilote jeta un coup d’œil au scanner. Il n’y avait que deux monstres. Marcus savait que le pire était encore à venir. Même s’il abattait ceux deux-là, il en resterait trois. Personne ne pouvait revenir d’un tel affrontement, pas avec le peu de réserve qu’ils possédaient. Il y avait bien un pilote qui avait réussi cet exploit, mais à court de carburant, il s’était fait très rapidement submergé par les Nélians venant en surnombre

  • Ils seront là d’ici heure, précisa Quetzal

  • Une heure…Tu peux me passer Rogers ? répondit le pilote

Une petite sonnerie retentit dans son casque.

  • Marcus, tu m’entends ? lança Franc dans le micro

  • Je t’entends. Ils seront là dans une heure, où en êtes-vous ?

  • Ils nous restent plus de la moitié à parcourir… Nous avons croisé quelques Nélians Inférieurs sur le trajet. Comment se portent tes réserves ? lui demanda-t-il inquiet

Un silence éloquent remplit les deux casques.

  • Mes réserves sont…Elles sont basses, mais on s’en tira. Tout va bien, répondit le vieil homme

  • Je suis rassuré, je vais passer le message à Giulia, dit l’ancien général en soufflant. Mais rappel toi, ton objectif est de les retenir avant notre arrivée. Tu n’as pas besoin de combattre

  • Je sais. Ils approchent, je dois te laisser, s’empressa-t-il de conclure avant de couper la communication

Le robot incrédule lui demanda :

  • Ils n’arrivent pas dans la minute, pourquoi ne pas avoir prit plus le temps de lui parler ?

L’homme baissa la tête. Contrôlant le robot, il fit de même.

  • Je redoute la suite des évènements. Plus je leur parle, plus je me rends compte de se que je peux perdre, murmura-t-il avec peine

Le robot n’ajouta rien. Avec le lien, il ressentait la tristesse de son compagnon.

Les Nélians vinrent effleurer le sable de la côte. Ils hurlèrent en direction du robot. L’IronEarth se mit en marche. D’abord foulant le sable de petite foulée, puis accélérant de plus en plus vite.

Arrivé à hauteur des deux bêtes, il pivota rapidement sur la gauche. Il allait porter un coup vif et mortel à la mante religieuse. Bien plus rusée que son compatriote de tout à l’heure, le Nélian se protégea avec ses bras. Le choc violent des lames résonna contre les falaises de la côte. Son attaque n’avait pas fonctionné, il se retrouvait désemparé face à la créature.

Le Nélian bondit bras en avant sur le robot. De justesse, il esquiva la première percée. La deuxième en revanche, lui cisailla profondément le thorax. Très vite, le Gaïatium recouvrit la plaie.

La lame de gauche se métamorphosa en un bouclier orné de pique. Le robot profita de la distance réduite pour lui asséner un coup de bouclier salvateur. Le monstre tituba assommer ce qui le fit reculer de quelques mètres. Le robot chargea vers sa tête pour la transpercer de sa lame.

Brusquement, il tomba au sol. Le pilote et son robot sentirent une pression grandissante venant de la jambe droite. L’autre Nélian venait de les saisir. Un long tentacule compressait la jambe de métal. Le robot se sentit tiré en arrière. Ses doigts tentaient de s’ancrer pour trouver un point d’appui, en vain.

Une nouvelle sensation de pression lui engourdit le corps, les tentacules montaient tout le long de la carcasse métallique. Elles comprimaient si fort son corps que des écrous explosèrent. Aussi vite détruit, que le métal intelligent en créait de nouveaux.

Bientôt, le robot se fit soulever à quelques mètres de la plage. L’hideux calamar plongea ses 8 yeux vitreux dans ceux du pilote. Un stress puissant envahit Marcus.

Immobilisé par la peur, le robot ne réagi pas tout de suite. Les tentacules continuaient d’emprisonner la carcasse et la pression devenait insoutenable.

L’autre Nélian revint à la charge. De dos, ni le pilote, ni le robot le virent arriver. Le monstre planta ses lames en rugissant dans le dos du mécha. La douleur percuta Marcus de plein fouet. Il était à deux doigts de s’évanouir. De plus, il savait que les dégâts qu’ils avaient subis allait leur coûter une grande quantité de matériaux.

  • Quetzal, te souviens-tu du style de combat de Murder Hannibal et Dreyfus ? s’écria à haute voix le pilote

  • Je déteste sa manière de faire, mais si nous n’avons pas le choix…Déchiquetons les !

Un vrombissement rauque et régulier fit vibrer l’air. Le robot créa une multitude de lame rotative sur la surface de son corps. Les tronçonneuses déchirèrent les tentacules qui l’immobilisait. Le calmar hurla de douleur. Le robot se recula brusquement vers l’arrière. Le monstre ayant toujours ses bras enfoncés dans le métal fut déchiré par la rotation du métal. Son sang fut projeté dans un feu d’artifice violet. Le robot se retourna complètement et enfonça sa scie mécanique dans le crâne de la bête. Celle-ci, prise de spasme à cause de la vitesse de rotation, s’ouvrit en deux. Le Nélian s’écrasa au sol.

Il n’en restait plus qu’un. Le calamar tenta de le saisir de nouveau. Dans une danse meurtrière, le robot se rapprochait de lui déchiquetant chaque tentacule qui tentaient de l’attraper. Le Nélian redoubla d’acharnement et parvint finalement à s’enrouler autour de bras droit. Le robot, trop prit par l’assaut des autres tentacules, ne vit rien. Le monstre tira d’un coup sec. Marcus fut une nouvelle fois transpercés par la douleur fantôme.

  • Il faut qu’on en finisse maintenant ! hurla-t-il à son IA

Le bras gauche trancha l’appendice du Nélian.

  • Je sais à quoi tu penses Marcus, cette création va nuire gravement à nos réserves…

Sans prendre le temps d’en discuter davantage, le robot métamorphosa l’idée de son pilote. De grande lame rotative jaillirent de son thorax. Elles déchiquetèrent et pénétrèrent profondément dans la chair du monstre. Le bruit du métal rongeant les os se mélangea aux râles d’agonie du Nélian. L’énorme tête s’écrasa au sol.

A cet instant, le pilote prit conscience de la gravité de la situation. Ce combat venait d’amoindrir significativement leur réserve. Le bras endommagé se reforma assez vite ainsi que les quelques plaies du dos qui n’avait pas été rebouchée.

  • Marcus… Nous sommes dans un sale état, murmura le robot

Sous le choc, le vieil homme ne répondit pas. Il en avait connu des batailles, mais celle-ci était d’une violence sans pareil. Jamais ses chances de survies n’avaient été aussi basse.

D’un pas lourd, il traina sa carcasse contre le flan d’une falaise proche.

  • Je ne détecte aucune trace de Nélian. Prenons le temps pour nous reposer, dit Quetzal

Le vieil homme pensait. Il commençait à revivre certains de ses lointains souvenirs. Il ne revivait que les bons. Marcus n’était pas quelqu’un de pessimiste, au contraire. Il essayait de voir le bien que se soit dans les gens ou dans une situation. Bien qu’il ne vît aucune positivité dans l’instant présent, il y avait tant de souvenirs qu’il pouvait se remémorer.

  • Elle était magnifique, murmura le robot

Le vieil homme eut le sourire aux lèvres. Depuis se lointain souvenir, son sourire avait changé. Il était dorénavant ridé et fatigué. Pourtant, il n’avait rien perdu de son éclat.

  • Tu n’as pas idée Quetzal…J’ai hâte de la retrouver quand mon heure sera venue, dit péniblement le pilote

  • Tu lui ressembles tellement…, dit le robot avec une pointe de tristesse, trahissant la part d’humanité de la machine

Les deux compagnons s’étaient peut-être rencontrés par hasard, mais le destin avait sûrement poussé à cette rencontre.

Il y a quelques années, l’invasion de l’Espagne eut lieu. Sur les quatre IronEarth affublés à la mission, seul un resta debout. Le duo Catherine-Quasar Quetzal tenait bon. Avec peine, ils repoussaient l’envahisseur. Catherine, une fille brûlante d’ardeur ne dépérissait pas et combattait vaillamment les Nélians.

Après une demi-journée d’affrontement acharné, elle fit une erreur. Prise entre deux Nélians, elle ne vit pas le pique tranchant d’une créature. Le pique transperça le cockpit, et le corps du pilote avec. Quetzal, ayant perdu son ami ainsi que son pilote, le massacra fou de rage.

Affaiblit, les réserves presque à plat, le robot se traina péniblement le plus loin possible du combat. Il finit par s’écraser sur un hôpital évacué quelques heures plus tôt.

Marcus, quant à lui, arpentait les rues le regard éteint. Entre les débris, il avançait sans savoir où aller. Une partie de lui savait où ses jambes l’amenait. Vers un endroit calme, un endroit sans bataille où il pourrait y retrouver sa femme. Vers une mort certaine.

Mathilda… Ils étaient mariés depuis 40 ans, il n’a connu qu’elle et elle n’a connu que lui. Lors de l’invasion de l’Espagne, il avait été divisé quand les bus prirent la route pour évacuer la ville. Il aurait pu se retrouver dans ce bus. Ils se jurèrent de se retrouver au plus vite. Elle ne tiendra jamais sa promesse. Le bus numéro 101 se fit encercler par un groupe de Nélians Inférieurs. Tandis que le bus 102 avec son bord Marcus s’enfuyaient à toute allure profitant de cette diversion inopinée. Le vieil homme dû regarder les Nélians se jeter sur le bus sans pouvoir faire quoi que ce soit.

Plus loin, il demanda au chauffeur pour sortir. Il accepta voyant la détresse du vieil homme, mais il ne l’attendrait pas. Aussitôt fut il sorti, que le chauffeur démarra bruyamment. Seul, triste, et amoindri par le poids de la vieillesse. Le vieux Marcus s’en allait trouver la mort.

Quand tout à coup, un énorme bloc de béton tomba non loin de lui. Surpris, il sursauta. Il l’avait pris pour un bloc de béton, mais il n’en est rien. Il s’agissait d’un bras de robot, un bras de robot tremblant trainant un corps aussi fatigué que le sien.

Le vieil homme s’avança sans peur, guidé par son instinct. Le robot qui n’était plus qu’un morceau de ferraille fit de même.

  • Où vas-tu dans ton état ? lui demanda l’homme

  • J’aimerais rentrer chez moi, mais sans pilote, je n’aurais pas la force, répondit faiblement le robot

Le vieil homme se tut. Puis, délicatement, il mit sa main sur le doigt du géant.

  • Quitte à marcher… Nous pourrions faire la route ensemble. Qu’en dis-tu ?

En guise de réponse, le robot avança l’énorme prison de métal qui lui sert de crâne. Marcus monta sur sa main qui l’amena à l’intérieur. Le robot créa une armure ainsi qu’un casque rudimentaire avec le fruit de ses réserves. Les deux individus se connectèrent. Par chance, la compatibilité était parfaite.

Humain et machine, unit par le lien, réussirent à se relever. Les mains du robot prirent appuie sur les bâtiments et s’éleva. Difficilement, ils parcoururent les kilomètres entre l’Espagne et la base. Chaque pas n’était que souffrance, mais l’un comme pour l’autre, chaque pas était avant tout une rédemption.

  • Tu te souviens de ça Quetzal ? lui demanda le vieil homme affalé contre la falaise

  • Se sont nos souvenirs, ils sont à jamais dans mes circuits, lui répondit le robot

Marcus sourit en regardant les vagues déferlées sur l’étendue sombre devant lui. Le vent frappait le métal du cockpit rendant l’atmosphère tendue et présageant un avenir funeste. Deux gros marqueurs rouges apparurent sur le casque de l’homme.

  • Ils arrivent… Veux-tu que je passe le message aux autres ? demanda le géant

  • Dis leur que… Que tout ira bien, nous les attendons ! dit l’homme déterminé

Avec le lien, le robot sentait la résignation de son pilote. Pour un humain, peut-être qu’il y aurait vu une sorte de courage à tout épreuve. Tandis que pour la machine qui est dans son esprit, la réalité est tout autre.

  • Je ne vais te le demander qu’une fois Quetzal, à combien sont nos réserves ? dit-il en se redressant avec la machine

  • Il ne reste que 15 pourcents de Gaïatium…Pas assez que pour repartir, dit le robot le plus compatissant possible

Marcus hocha la tête en signe de compréhension. Il murmura à sa propre intention malgré que le robot l’entende :

  • Qui a parlé de repartir…

La tête monstrueuse des deux Nélians percèrent la surface de l’eau sombre.

  • Quetzal, active le protocole «  Découpe de Gaïa », demanda Marcus sur un ton sérieux

Le robot savait qu’à l’instar de l’humanité, eux aussi jouait leurs dernières cartes.

  • D’accord mon ami, découpons ces monstres !

Une voix robotique retentit dans le cockpit.

  • Propulseurs à Gaïatium activé…Doubles lames brachiales activé…Cote de maille tranchantes activé…Ailes de Gaïatium activée…

De petits trous se formèrent sur tout le corps du robot transformant la Gaïatium solide en gaz. Deux épées noires apparurent sur ses avant-bras eux-mêmes renforcés par la cote de maille qui se répandaient déjà sur son corps. Une multitude de lame se créèrent par-dessus le tissage de minerai. Et enfin, de grandes ailes métalliques percèrent le ciel.

Le robot se tenait face aux deux monstres qui se rapprochaient pas à pas.

  • Quetzal, j’ai été heureux de me battre avec toi toutes ses années, dit le vieil homme

  • Le plaisir est partagé Marcus. Rendons leur hommage à notre façon, répondit le robot

L’homme serra le poing, son robot fit de même.

  • Allons-y, partenaire ! crièrent ils en cœur

L’humain et son IronEarth décollèrent en direction des Nélians pour affronter leurs ultimes cauchemars.


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